A nous la Corse…

LES TRIBULATIONS DE 2 FAMILLES
EN CORSE

Le jeu des 4 REYNAERT

Papa Yo : grand, athlétique et motard. La Corse, ça a toujours été son rêve, à moto ! Sauf que là, ce sera en voiture, et avec les enfants ! Cuisinier émérite, il aime bien aussi l’apéro (plutôt whisky. 5 fruits et légumes par jour : le houblon c’est un fruit ?) mais s’adapte au jaune avec Fredo… Ses 2 devises : faire la fête avec ses potes et faire du rien ! (adepte de la PPAP).

Maman Adyne : speed, touriste et baroudeuse dans l’âme, un peu loufoque à ses heures perdues, adore s’amuser (jouer avec les singes, ou faire le singe – en clair, Maman qui n’a pas grandit dans sa tête ou qui essaie de grandir avec ses enfants).
N’aime pas faire la cuisine, ça porte malheur et est une piètre femme d’intérieur. Va laisser le chat noir en France chez les voisins pour les vacances.

Coco : dit aussi « l’asticot ». Actif, curieux comme une chouette, sportif comme son papa il va sur les traces de Teddy Riner (ceinture orange cette année, il adore cueillir des pâquerettes sur le tatami), ne tient pas en place (les chiens ne font pas des chats). Un électron libre ! Accro à la modernité du XXIème siècle, la vie ne serait pas la vie sans ordinateur, Wii, DS, PSP, playstation, Xbox, et j’en oublie certainement. Quant aux BD, ce sont là ses meilleures compagnes. Comme son papa : jusqu’aux toilettes ! Coco est toujours dans sa bulle : un monde de chevaliers et de bisounours !

Babanette : surnommée Miss la Chouine (en même temps c’est une fille, elle en use et en abuse, c’est ce qui fait son charme), très mature pour son âge (comme sa maman), piplette (comme son papa) elle a beaucoup de caractère. Futur petit rat de l’opéra, elle adore se déguiser, se regarder danser devant le miroir et mettre les talons de maman. Les gars, attention à vous !

Et aussi Joly Jumper : notre fidèle monture, climatisée, lecteur CD, grand confort. Par pluie ou grand beau temps, elle nous emmène partout. Routière et 4X4 à ses heures perdues, elles en a des marques physiques en souvenirs et elle supporte les maux de transport des enfants. Mais question place, c’est sûr, les enfants préfèrent le Multivan. C’est sympa les copains de prendre nos enfants pendant 15 jours…

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Dans la famille Le Thuaut je demande

Zhom alias Fredo bricoleur et meccano invétéré. Aime la moto, les Porsches, le foot et les soirées entre copains avec un apéritif anisé du sud dont j’ai oublié le nom. Déteste qu’on lui parle de ses cheveux blancs

Manue : maman très speed qui adore le sport, les voyages et la guitare. Aimerais faire le tour du monde avec sa tribu. Se régale à préparer les anniversaires à thème de ses doudous.

Clément le grand, alias clem ; enfant doux curieux et timide. Ne veux pas se couper les cheveux car c’est trop la loose, souffle tellement qu’on pourrait l’installer comme ventilateur dans la maison. Addicted de sport(S) et de télé, sera footballeur plus tard car on gagne plein d’argent. (Pourquoi pas, comme ça son père pourra avoir une Porsche…)

Maël la titounette ; tornade de gentillesse, d’espièglerie et de bêtises, son avenir est tout tracé chez Bouglione… Attachant et rêveur, adore coller ses parents pour faire des câlins et des papouilles.

Ah j’ai oublié la voiture ou plutôt « the Multivan » la mascotte de tous les enfants de l’équipe de foot : spacieux, pratique, on peut manger et dormir dedans et ça c’est trop classe pour des enfants

Par contre je ne sais pas pourquoi mais il est allergique aux enfants qui vomissent en voiture : Dommage Coco et Albane

FredoManue et Mael

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Compte rendu du Rallye de La Sarthe 2011

Allez, je m’y colle, c’est parti pour un compte rendu de cette 54ème édition du Rallye de La Sarthe.

Pour commencer, il nous avait été annoncé un rallye avec de grands changements. En effet, les 2 dernières années, les parcours et spéciales étaient identiques, et nous ne faisions que peu de kilomètres (à mon gout). Cette année, tout change : parcours inédit, nouvelles spéciales, nouvelle ville étape, et surtout, beaucoup plus de kilomètres : que du bon en prévision.

Vendredi 1er avril : on est à la bourre !

La matinée du vendredi est bien compromise, car David doit passer chez le médecin pour son certificat médicale, et pour ma part, j’ai quelques bricoles à faire. On décide donc de se retrouver chez lui pour manger ensemble, et ensuite aller à La Suze pour les contrôles administratifs et techniques. C’est avec pas mal de retard qu’on arrive à La Suze, car il fallait encore préparer 2 ou 3 petits trucs sur le moto de David, et continuer de fabriquer le dérouleur de roadbook. Le temps d’amener la moto de David, de retourner à la maison pour chercher la mienne, on passe à l’administratif vers 17h. Ensuite, direction le technique, et là, de l’attente, beaucoup d’attente. 19h, nous sommes appelés pour le briefing, on laisse donc les motos dans la file. Le technique se passe aussi sans encombre, mais à notre sortie, il est déjà 22h ! Nous n’avons pas eu le temps de faire les courses pour le lendemain, et on a l’estomac vide. Nous repartons donc direction nos chaumières, mais avec des devoirs pour le soir : David doit terminer le dérouleur de roadbook, et pour moi, ça sera atelier découpage du parcours. Nous finirons notre soirée vers 1h du mat’. Le réveil du lendemain est prévu pour 6h30 : la nuit sera courte. Au final, ce vendredi aura été géré dans l’urgence, mais bon, on est Sarthois ou on ne l’est pas !!

Samedi 2 avril : le matin

Il fait beau, le soleil est annoncé pour cette journée, avec une possibilité de pluie pour la nuit. David arrive à la maison, toutes les affaires sont prêtes, pas le temps de boire un café, on file vers La Suze pour avoir le temps de s’équiper tranquillement. Au programme de ce matin : Bugatti, ensuite parcours de 50 km non fléchés, spéciales de Courceboeufs, et parcours d’environ 70 / 80 km pour une étape à Ballon.

A 15 min du départ, pendant que nous nous équipons, David réalise qu’il a oublié quelque chose : le bras de fixation du dérouleur de roadbook !! Allez, premier coup de stress ! Alex est avec nous, car il nous fait l’assistance pour ce rallye. Dans la foulée, on appelle Franck (ou plutôt on le réveille), pour lui demander de filer à Amné chercher cette fixation, et nous l’amener au Bugatti. Il accepte sans problème, on est soulagé !

Nous partons 2 par 2 vers le Bugatti, et cette première partie du routier est simple, pas de pièges. On arrive au circuit avec 5 min d’avance, en ayant roulé tranquille. Pour cette première ES, il ny a pas eu de cartons, donc pas d’attente. On nous place en pré-grille dans la voie des stands, briefing, et go pour le tour de reconnaissance. On nous place en grille de départ, et partons ligne par ligne pour le tour de chauffe. La pression monte ….. Fin du tour, mise en grille, les feux vont s’allumer. Rouge ….. rien … vert … GAAAAZZZzzzzz. Je prend un bon départ, la roue avant touche à peine le bitume chaud de la piste. Je passe 1 ou 2 lignes de concurrents, mais arrivé au Dunlop …. gloups, je suis dans le paquet. N’ayant pas envie de m’en mettre une dès le début, je rend un peu la main et me fais doubler par quelques concurrents. Passage du Dunlop sans encombre, le “troupeau” commence à s’étirer, on va pouvoir s’amuser. Les 4 tours se passent sans encombres, pas de frayeurs. Je me permet même de faire l’intérieur à un 1000VTR (rhââââââ que c’est bon), et je me retrouve derrière un ZX6R. Je le rattrape dans les virages, mais il me dépose à chaque bout de ligne droite. Je fais hurler le moteur du CBR pour rester proche de lui, et après quelques virage, je lui fait l’extérieur (re Rhââââââ ….). Sortie de virage, gazzzzz, je ne veut pas me faire rattraper. Je tape dans le moteur jusqu’à la zone rouge, je reste devant, et reprends un peu de marge dans le virage suivant. Je ne serais plus rattrapé par cette balle verte ! Fin des 4 tours, on se retrouve avec David à la sortie. On a tout les 2 le sourire, on c’est bien amusé, on a assuré, et il n’y a pas eu de frayeur. Le pied !

A la sortie du pointage, nous avons 15 min d’assistance, on en profite pour mettre en place le dérouleur avec la fameuse fixation tant attendue, on enroule le parcours, et on file au pointage de sortie. C’est parti pour une portion de 45 / 50 km de routier non fléché, sur les petites, très petites, routes Sarthoise. Un vrai régal, on ne jardine pas, on roule à bonne allure. On arrive à la spéciale de Courceboeuf avec 5 bonnes minutes d’avance. Et là ….. une file d’attente à ne pas en voir le début. Pas bon, de voir ça. On pointe dans notre minute, et on file à la pêche aux infos. Il s’agit d’un accident de side-car sur la spéciale, et apparemment, c’est grave. Le side aurait accroché quelque chose dans un virage, et serait parti en tête à queue, pour heurter le talus par l’arriere. Evacuation par ambulance, le pilote s’en sort pas trop mal, mais la passagère est plus touchée. Courage à BBR et Gazelle, et bon rétablissement.

Nous attendons donc de savoir comment va se dérouler la spéciale. Au bout de 2h, les départs sont relancés. A 20 min de notre heure, David (et oui toujours lui, et c’est pas fini) se rend compte que son pneu arrière est à plat. Coup de stress car nous n’avons que la bombe anti-crevaison, mais si nous l’utilisons, pas possible de repasser par la case compresseur pour refaire la pression. Et là, Magic Fazer arrive, alias LPRR sur le forum, qui nous sort son kit de survie du rallye : trousse avec les mèches, et les bombonnes de gaz pour faire un appoint. Le pneu est réparé, mais la pression est encore trop faible. Seule solution, aller dans la ferme située au départ de la spéciale pour remettre de l’air. Coup de bol, le proprio est en train de regarder les départs, et il accepte d’aider David. On le voit revenir quelques minutes plus tard avec un pneu gonflé. Oufs, il va pouvoir continuer.

C’est à notre tour de partir pour cette ES de Courceboeufs. David part le devant. Vient mon tour. 5 .. 4 .. 3 .. 2 .. 1 .. Goooo. Je pars en faisant ronfler le moteur. Les pneus sont froids, donc le 1er virage ne sera pas plein angle. Le début de cette ES est rapide, avec des virages aveugles, et une partie du bitume enfoncé (il faut bien rester au milieu sous peine de s’envoler). Un virage en épingle où on arrive à bonne vitesse, puis la seconde partie est plus sinueuse, avec une route étroite, bordée de haies, et des virages à 90°. Elle se fera donc en mode supermot’.

Fin de la spéciale, on se retrouve avec David au point Stop pour faire le routier qui nous ramène à Ballon. La boucle supplémentaire Ballon – Ballon est annulée à cause du retard prise sur l’ES.

On arrive donc à Ballon, retrouve nos assistance, faisons le plein, discussion, blablabla, ….. et on ne voit pas le temps passer. David me rappelle à l’ordre pour aller mettre les motos en parc fermé. On arrive là bas, dans la minute de David ! Il était temps. Il aurait été dommage de se prendre un pénalité aussi bêtement. Retour du parc fermé, pour le repas, et digestion rapide avant d’y retourner.

Le bilan de cette matinée : on a prit notre pied sur le routier, pas de pénalité, le Bugatti c’est bien passé ainsi que la 1ère spéciale.

Les temps au Bugatti :

David : 124 avec 10 min 27 sec

Moi : 90 avec 9 min 43 sec

Meilleur temps : 7 min et 52 sec

Les temps au 1er passage de Courceboeufs :

David : 117 avec 2 min 52 sec

Moi : 84 avec 2 min 43

Meilleur temps : 2 min et 13 sec

Comme on dit, c’est bien mais pas top ! Le principal est d’avoir prit son pied.

Samedi 2 avril : l’après-midi

Départ pour la boucle de l’après midi. Au programme, passage par Courceboeufs, retour par Ballon, spéciale à Domfront, et retour à La Suze avant la mise en parc fermé et l’étape de nuit.

Le routier vers la spéciale se passe sans encombre, encore et toujours de la petite route, du gravillons, …. mais nous arrivons avec 5 minutes d’avance. Cette fois, pas d’attente sur la spéciale, et nous partirons quelques minutes après notre heure de pointage. Les pneus encore tiédasse mettent plus en confiance que le passage du matin. sur la partie roulante, je prend l’intérieur d’un virage aveugle, en ayant oublié le bitume enfoncé …. Décollage imminent, attachez vos ceintures !! Surprenant, mais ça passe, non sans être secoué à l’atterrissage. La 2ème portion est toujours aussi sympa avec ses petits virages, et je prends plus de plaisir sur cette portion que sur la 1ère.

Comme convenu, on se retrouve avec David au Point Stop pour faire le routier. De retour à Ballon, nous avons le droit à 10 min d’assistance pour faire le plein. Nous ne prenons pas ce temps, et préférons partir direct sur le routier pour rejoindre la spéciale de Domfront. Cela va nous permettre de rouler tranquille car des contrôles de la maréchaussée sont annoncés sur le routier. Ne pas prendre de pénalités sur le routier est notre objectif, mais aussi celui de ne pas perdre de points / permis.

On arrive donc sur la 2ème spéciale, dont ce sera notre 1er passage. Au moment des reconnaissances, cette ES étaient très sale, beaucoup de graviers, terre, …. On nous annonce qu’elle est “propre”, mais c’est quand même avec un doute que nous l’attaquons. Juste après le départ, 2 grande courbes qui se prennent assez vite, puis un virage ne épingle nous saute au casque, et c’est parti pour la portion la plus … “spéciale”. Du virage serré, à 90° entre les maisons, descente, montée, 2 changements de direction, ….. Une vrai spéciale de rallye. Elle est propre, donc pas de mauvaise surprise, et du plaisir à rouler dessus, même si personnellement, je préfère la 1ère.

Comme d’habitude, on se retrouve avec David au Point Stop pour finir le routier qui nous ramène à La Suze. On emprunte des routes des rallyes précédents, mais pas dans le même sens. Cela ne pose aucun problème, nous les connaissons bien et pointons à La Suze avec 5 à 10 min d’avance. Et là, surprise, avant de passer par la case pointage, le speaker vient voir les pilotes un par un pour nous demander nos ressentis, sensations, frayeurs, … sur ce rallye. Sympa comme tout !

Nous sommes donc de retour au camping. Nous avons 1h30 avant de mettre les motos en parc fermé. Dans ce temps d’assistance, nous devons caser le montage des xénons, le plein des motos. Nous devons aussi allez faire les courses pour avoir de quoi manger ce soir, et quelques mousses pour le retour cette nuit. Alors que nous mettons les motos en parcs, les premiers concurrents sont déjà en train de partir. Serions nous à la bourre ? Et oui, comme d’hab, à force de discuter, et trainasser, nous sommes en peu en retard. Obligé de manger en speed à l’arrière de la voiture (bonjour l’estomac, le pain posé à même la caisse à outils …..)

Dernier coup de speed, on arrive au parc pour se préparer, et là, on apprend que le départ a été repoussé de 15 min ! Grrrrr, on aurait eu le temps de manger plus calmement.

Le bilan de cet après-midi : du soleil, de la spéciale propre et amusante (pour notre niveau), et un super routier. Ce rallye tient ses promesses

Les temps au 2ème passage sur Courceboeufs :

David : 117 avec 2 min 47 sec

Moi : 69 avec 2min et 33 sec

Meilleur temps : 2 min et 10 sec

Les temps au 1er passage de Domfront :

David : 117 avec 2 min et 59 sec

Moi : 61 avec 2 min 41 sec

Meilleur temps : 2 min et 13 sec

Bon, on est quand même très très loin des scratchs !!

Samedi 2 avril : la nuit

Départ du parc fermé pour faire le tour de La Suze. En effet, le départ à lieu au pied de l’église, avec speaker, …. On en profite pour régler les xenons. Le programme de cette nuit : La Suze, spéciale de Domfront, spéciale de Courceboeufs, spéciale de Domfront, et retour à La Suze pour une bonne mousse qui sera bien méritée.

David s’élance de l’estrade le premier, il roule doucement. On se rattrape à la sortie de La Suze. Il ne connait pas le bout de routier nous amenant à Domfront. Nous roulons à un bon rythme. Nous arrivons à un CP pas loin de La Quinte. En repartant, on se trouve de route, mais nous ne nous en rendons compte qu’en arrivant au panneau La Quinte. Pas bon, nous avons perdu au moins 4 à 5 minutes. Demi tour en urgence et passage en mode goret pour rattraper le temps perdu. L’avantage de nos xénons, c’est qu’ils étaient vendus avec l’option “Sans Gravillons”. On ne les voit pas, donc on roule fort sans s’en soucier, et ça passe !! On arrive donc à la spéciale de Domfront avec 2 ou 3 minutes d’avance. Notre plan de ne pas prendre de pénalité à bien faillit tomber à l’eau. Mais c’est bon, on est “à l’heure”. Le départ de cet ES se fait quelques minutes plus tard. Il n’y a pas à dire, les xénons c’est 10 fois mieux que les halogènes, ça éclaire large et loin.

Retrouvailles avec David au Point Stop. En repartant, je jette un coup d’oeil rapide sur le roadbook, histoire de me rassurer. 0 ce moment là, j’entends le klaxon du tracteur italien, pardon, de la Multistrada. En fait, je regardais mon RB, mais la moto avançait gentillement, et je me suis arrêté à quelques centimètres du fossé ! Moment de surprise, et on reprend la route.

Sur le routier nous menant à la spéciale de Courceboeufs, nous rattrapons Seb et Kevin (roulant en Z1000 et GSX-R). On fait donc cette longue portion de routier ensemble, à un rythme …. soutenu. Autant nous risquions des contrôles la journée, autant la nuit ….. on s’amuse. On arrive à Courceboeufs, toujours avec nos 5 bonnes minutes d’avance, pas d’attente, départ dans quelques minutes, et Gooooo. Comme dans la journée, la spéciale se passe bien je sais que je ne fais pas le scratch (……) mais je m’éclate à rouler bonne un goret sur route fermée, de nuit. Que du bon ! Fin de la spéciale, et direction Ballon pour 10 minutes d’assistance, le temps de faire le plein. Pour nous, pas d’essence, juste une clope et un petit truc à grignoter. Là bas, Seb nous dis qu’il n’a plus de phares, seulement se veilleuse (suite à un tout droit dans une haie dans la dernière spéciale). On regarde avec lui, mais c’est l”heure pour nous de partir. On le laisse donc, sans savoir si il pourra repartir. Kevin sera des nôtres pour ce routier, il ne connais pas bien la route et préfère assurer. Et là, … je ne sais pas ce qu’il nous a prit, mais on a rouler … comment dire … comme des porcs !! De nuit, en pleine cambrousse, on c’est tapé une arsouille à 4 ou 5, yabonnn !!

On remonte des concurrents, on ne voit pas le gravier, et on arrive avec nos 5 bonnes minutes d’avance. Allez, c’est la dernière spéciale de ce rallye, faut assurer, s’amuser, et ne pas se mettre au tas, ça serait dommage si près de la fin. Départ … gazzz … enfilade de virages … oula, virage en épingle … plein de petits virages …. changement de direction … montée, descente, virages …. Et c’est la ligne d’arrivée. Voila, fin de la dernière spéciale du rallye. Maintenant, c’est mode goret pour retourner à La Suze.

Je pars en tête, suivi de Kevin et David, et on roule bien, on s’amuse. Le but est de ne pas prendre de pénalités. sur le routier, Kevin suit le rythme, mais David me semble à chaque intersection, un peu à la ramasse. On baisse un peu la cadence, mais rien n’y fait, il a toujours un peu de retard. La fin du routier est assezsimple, sans pièges. On arrive au CH et là, David m’annonce …… qu’il est encore crevé !! Dans la série Pas d’bol, il a la coupe !! Il a senti un comportement bizarre dès le départ de la spéciale, mais ne m’en a pas parlé en reprenant le routier. Comme il le disait, il avait l’impression der rouler avec feu son XJ, alias le cadre en chewing-gum. Allez, on va dire que c’est la dernière emmerde de ce rallye … quoique ….

Retour au parc fermé pour y garer les motos avant d’aller se changer. et oui, nous sommes en tenu Village People depuis 7h30 ce matin, et il est 3h !! Pour terminer comme il se doit ce rallye, on se retrouve avec Ben pour siroter une bière, et refaire la course.

La fatigue arrivant, on repart, David dormira à la maison. On y arrive vers 5h. Un petit coup à boire et direction les paddocks. Le sommeil ne fut pas long à venir.

Bilan de cette nuit : encore et toujours du beau routier, mais parcouru à un rythme plus soutenu. Les xénons c’est top, ce qui aide à s’amuser dans les spéciales.

Les temps du 2ème passage à Domfront :

David : 99 avec 3 min et 21 sec

Moi : 63 avec 2 min et 59 sec

Meilleur temps : 2 min et 18 sec

Les temps du 3ème passage à Courceboeufs

David : 90 avec 3 min et 09 sec

Moi : 45 avec 2 min et 46 sec

Meilleur temps : 2 min et 15 sec

Les temps du 3ème passage à Domfront :

David : 101 avec 3 min et 27 sec

Moi : 69 avec 3 min et 02 sec

Meilleur temps : 2 min et 14 sec

Dimanche 3 avril :

Le réveil fut difficile, je ne sais pas pourquoi, peut-être par manque de sommeil, ou trop de fatigue …..

On va chercher les motos à La Suze. En arrivant, on se rend compte que le pneu de David est à plat. Direction le Super U pour le regonfler et on rentre. On en va pas à la remise des prix, les filles nous attendent pour manger.

Mais avant de partir, on passe quand même voir les résultats. On ne joue pas le titre, loin de là, mais c’est toujours sympa d’avoir un bon classement (pour notre niveau). Au final, on s’en sort bien. Bien sur nos temps sur les spéciales ne sont pas super, mais avec le jeu des pénalités, on remonte au classement. Et oui, le Rallye Routier, c”est de la vitesse sur les spéciales, mais aussi ne pas prendre de pions sur le routier.

Au final, les classements par étapes sont :

David de jour : 105

Moi de jour : 72

David de nuit : 80

Moi de nuit : 54

Ce qui donne sur le rallye, la 85ème place pour David, et la 59ème pour moi.

Pour conclure, ce fut un excellent rallye, pour plusieurs raisons. Des kilomètres, nous en avons fait (un petit peu plus de 500), des spéciales nouvelles, une ville étape à Ballon, le beau temps (assez rare au Rallye de La Sarthe), et un bonne ambiance.

Merci à Alex, Franck et Eurydice pour leur assistance, durant un midi, on c’est prit pour des top pilotes 🙂

Si celui de l’année prochaine est du même niveau, on signe de suite.

Pour ma part, la prochaine étape sera le Rallye des Volcans, qui aura lieu le 27 et 28 aout.

Johan

Compte rendu du Rallye de La Sarthe 2010

Quand les éléments se déchainent durant tout le week-end ….

Pour ce rallye, la gestion fut à l’arrache. Pas de reconnaissances de spéciales de nuit, juste un tour du routier en voiture dans la semaine. Bref, on pense être prêt mais pas trop …..

Le vendredi ….

La galère commence le vendredi matin. Suite à un problème sur la voiture, je dois filer à la 1ère heure chez Norauto pour changer les disques. Arrivé là bas à 9h pour l’ouverture, ne me disant qu’ils vont me prendre de suite et qua ça ne durera pas longtemps. Résultat, je ne pourrais pas récupérer la voiture pas avant 11h. Je discute un peu avec le vendeur, et il s’arrange pour qu’elle soit prête pour 10h30. Le timing sera chargé, car je dois ensuite passer chez Aurore et David pour récupérer une dorsale, et une valise. La pluie tombe depuis 10h, la route est détrempée, et les pneus du CBR sont neufs de chez neufs, donc avec la paraffine encore dessus. Je comptais sur le trajet maison / La Suze pour les roder. C’est pas gagné !

De retour à la maison vers 12h, je décide de me mettre sur la moto, car j’ai encore quelques bricoles à faire dessus, notamment tester les longues portées (et oui, pas de reco de nuit). Le début de la prépa se passe bien (protections du pot, tapis de réservoir, ….). Je décide donc d’installer les longues portées, je les branche, enclenche l’interrupteur et là ….. rien !! Bon, pas grave, je vais regarder si un fil n’est pas débranché. Rien, que dalle, nada, tout est OK, mais les relais ne se déclenchent pas. Bon, on se calme, ni une ni deux, je décide de démonter la tête de fourche. Et là, je trouve le problème. Le dédoubleur du fil du plein phare est mal serré. Je remets tout ça comme il faut, je teste, et miracle, ça fonctionne. Vu mon excellent niveau en électricité, je m’en sors bien ! Donc c’est parti pour un remontage de carénages. Entre temps Franck m’appelle, il a une crevaison lente sur son pneu avant.

Franck arrive à la maison vers 14h30, on fait le tour de nos motos et on se rend compte que 2 ou 3 trucs ne vont pas (freinage des étrier sur le R1, bouchon de vidange sur le CBR, ….). On termine donc la préparation en speed. 15h, départ pour La Suze pour les vérifications administratives, techniques, et la mise en parc fermé de nos montures. Heureusement, le soleil s’est invité, la route à séchée, et je vais pouvoir roder les pneus.

On arrive à La Suze en même temps que Alex qui a bien galéré pour mettre le GSX-R dans le camion. On file au contrôle administratif. Tout se passe bien, et rapidement. On a même eu le droit aux œufs en chocolat.

De retour aux motos, dernières petites vérifications, et on part au contrôle technique. Franck est le 1er à passer. Manque de chance, il est refoulé car le freinage du filtre à huile a été fait avec un rizlan, alors qu’il faut un collier métallique. Il arrive à en trouver un auprès d’un concurrent, et monte ça à l’arrache sur le bord de la route. Il peut enfin mettre la moto en parc. Ensuite c’est au tour d’Alex. Etonnamment, tout se passe bien pour lui, mais il est vrai qu’il avait remit son pot d’origine en cas de contrôle sonomètre (contrôles qui auront été zappés suite à l’arrivée de la pluie). Il rentre donc en parc fermé sans encombre. A mon tour de passer, et je stress un peu car j’ai oublié de fixer un récupérateur pour les reniflards. Par chance, on ne me dit rien, et c’est soulagé que je prends la direction du parc à moto.

Attente pour le débriefing, et l’affichage des heures de départ. On ne rentre chez nous que vers 20h30 / 21h. Fin de la 1ère journée, et bonne nuit en perspective.

Le samedi matin …

Franck arrive à la maison vers 7h15. Le temps de charger 2 ou 3 choses (j’ai même faillis oublier mes feux pour la nuit), et on part direction La Suze. On y retrouve Alex, motivé et tout fou comme un gamin. Direction le parc fermé, on récupère les motos, attente avant le départ, et zou, direction Le Bugatti. On part vers 8h sur le sec, mais à mi-chemin, la pluie s’invite jusqu’au circuit. Arrivé là bas, beaucoup de monde, et les Elites sont encore là. Mauvais signe, ça veut dire qu’il y a eu un souci et qu’on va avoir pas mal d’attente. Un side-car a eu un accident. On aura donc le temps de fumer des cloppes, discuter car il faut faire passer toutes les sessions sur la piste.

Apres 1h30 d’attente (encore des chutes), c’est notre tour. La pluie c’est arrêtée, et le soleil est là. On a de la chance, car les Elites sont partis sous une pluie diluvienne. De loin, l’arrivée au Dunlop est impressionnante : un nuage d’eau ! Je ne sais pas comment les pilotes dans le peloton faisaient pour y voir quelque chose. C’est donc à notre tour. Départ pour le tour de reco des stands. Oula, que la piste est mouillée ! Mise en pré-grille pour le tour de chauffe. De retour sur la grille, le drapeau rouge est abaissé, les feux sont rouges et …… ils passent au vert. GAZZZzzzzz …. Mais pas trop quand même. Beaucoup de chute (sans gravité) durant cette session. Le soleil étant là, la piste brille. Je ne sens pas la moto, j’ai l’impression qu’elle glisse à chaque virage. C’est donc en mode lopette que je fais les 4 tours du circuit. Pas envie de m’en mettre une, il reste tout le rallye à faire.

Suite au Bugatti, direction Maison Blanche pour une tour de reconnaissance, et on reprend le routier. Et là, le pied intégral ! Les routes sont sèches, un superbe soleil. Le bonheur ! Avec Benjamin, on fait la liaison de 45 min en mode arsouille. On se dit que la spéciale va être sèche, donc ça compense le non-amusement du Bugatti. Et là, en se rapprochant d’Amné, on voit le ciel noir. Et 2 ou 3 kilomètres avant, quelques gouttes !! Le sort s’acharne contre nous. On arrive à la spéciale, il pleut, la piste est détrempée. A 10 min près, on passait sur le sec. Comme ont dit, quand ça veut pas …. On repart après la spéciale, et la route est sèche, donc retour en mode arsouille avec Benjamin. Le retour à La Suze en passant par Chaufour ne pose pas de problème, on pointe à l’heure à chaque CH.

On met les motos en parc fermé, et direction le camion d’Alex pour manger (il commence à faire faim, il est quand même 13h). On avait eu la bonne idée de ramener une gazinière, on a donc mangé chaud, ce qui n’est pas un luxe car le froid est quand même bien présent.

On doit repartir vers 16h pour la 2ème boucle, mais c’est dur de se remettre dans le bain après un bon repas. L’envie d’une sieste était bien présente J.

Le samedi après midi ….

C’est donc reparti pour une boucle, sans le Bugatti, mais avec 1 tour ½ de Maison Blanche. Cette boucle aura été celle de l’alternance …. Un coup du soleil, un autre de la pluie. On arrive à la spéciale, elle est presque sèche. On va pouvoir s’amuser. Cette spéciale se passe sans problème, il y a quand même quelques endroits bien humides et/ou plein de terre. Mais ça passe. Ensuite, direction Chaufour pour 15 min d’assistance, et sur une petite route en descente, averse de grêle !! Ça ne durera que quelques minutes, mais c’est suffisant pour voir une pellicule blanche sur la route. Après l’assistance de Chaufour, on reprend la route pour la fin de la boucle. Comme avant, c’est un coup sec, un coup humide, une fois du soleil, et ensuite une averse. Mais toujours en mode arsouille. Avec Benjamin, en arrivant à La Suze, on enlève les casques, et on a tout les 2 un grand sourire, allez savoir pourquoi …..

Je vais donc faire le plein de la moto, et je retourne au camion pour poser les affaires, et monter les longues portées. Heureusement, tout se passe bien, les feux fonctionnent dès le premier essai. Ensuite, retour de la moto en parc fermé, bon repas chaud dans le camion, et on tente de se reposer avant la nuit, qui s’annonce difficile. En effet, dans le ciel, de beaux nuages bien noirs approchent ….. Le programme sera sympa.

La nuit …..

Départ de La Suze à 22h, direction Maison Blanche pour 1 tour ½ de circuit. Avec Benjamin, on arrive avec quelques minutes d’avance, et on pointe. Entre temps, un concurrent me passe devant et pointe. Le problème, c’est qu’il vient de passer sur le tapis avec 5 min d’avance. Il croyait que la liaison devait se faire en 17 min, alors que c’était 22 !! Pas de chance.

On arrive sur le parking de Maison Blanche, et là, horreur : tous les concurrents sont là !! On part à la chasse aux infos. Les chronos sont tombés en panne dès le 1er concurrent. Résultats : tout le monde devra passer avant que ça soit notre tour, ce qui veut dire au moins 2h d’attente. Il fait froid, je suis à peine réveillé de repas du soir …. L’attente va être longue.

Après une bonne heure d’attente, une rumeur commence à monter : l’organisation devrait faire passer les NCA, puis les NCB, et si il y a encore du temps, les licences 1 épreuve, c’est-à-dire nous. ET si on ne fait pas la spéciale sur circuit, pas de routier de nuit, et on rentre à La Suze. Il est donc décidé de faire partir les NCA. En attendant notre probable passage, plusieurs concurrents jettent l’éponge et abandonne. Il ne pleut pas, la piste est “un peu sèche”. Va-t-on avoir la chance de rouler sur une spéciale correcte ? Non, à ce moment, la pluie commence à tomber, doucement, puis de plus en plus fort. Grrrrrr, quand les éléments se déchainent ….

Ça va être à nous de partir et là …. Un concurrent tombe au virage Ford, et perce sont carter. Résultat, plein d’huile sur la piste, juste au début du freinage. Intervention de la voiture de sécurité, mais surtout du camion “nettoyeur de gras”. Apres 1/2h d’attente supplémentaire, on nous donne le GO pour prendre la piste. Mais avant le départ, un commissaire nous annonce de faire attention au freinage car même si la piste est nettoyée, elle est toujours un peu grasse, donc il faut bien se tenir à droite de la piste. Allez zou, après l’attente, on a maintenant une boule au ventre. Et les pneus sont plus froids qu’une glace dans le congélateur. Départ pour cette spéciale, j’y vais mollo, voir même super lopette. Je ne sais plus quel temps je réalise, mais il est très mauvais. Pas grave, vu le déroulement de la journée, je n’en suis plus à chercher les chronos.

On sort de l’enceinte du Bugatti, et là, la pluie redouble d’intensité. Sur le bout de 4 voies nous menant vers Spay, la route est recouverte par l’eau, le vent nous projette vers les voitures, puis les rambardes de sécurité. Un grand moment de solitude où je me demande ce que je fou là !! La pluie s’arrêtera peu avant Maisons Rouges, mais le sol est détrempé. Va falloir speeder sur le routier, mais pas de trop non plus. En contournant La Quinte, on double 2 concurrents, puis un troisième. On arrive tant bien que mal au départ de la spéciale avec 1 min d’avance. On prend de suite le chemin de la spéciale qui, comme de bien entendu, est plus que humide.

Ensuite, direction La Suze pour le trajet retour, sans assistance à Chaufour. Le prochain CH est à 22 min, mais on ne voit pas trop où il est (forêt de Louplande). On roule fort, on double 2 concurrents, et on arrive enfin au CH. Je suis dans ma minute, mais Benjamin vient de dépasser la sienne de quelques secondes. Pas de chance, ça sera sa seule pénalité du rallye. On reprend vite les derniers kilomètres du routier, on échappe de peu à un carton car une voiture ne voulait pas enlever ses pleins phares (malgré nos appels), on était sous la pluie et sur une portion recouverte de plaques de goudron fondu ! On s’en sort tant bien que mal. Les derniers kilomètres sont dur, on sent la fin arriver, on a froid, on est trempé. On arrive enfin à La Suze, dans les temps. Il est 2h du matin. Ça fait 4h qu’on a quitté le point de départ. On est content ! Mise en parc fermé de la moto, et direction la soupe à l’oignon. Ça fait du bien de prendre quelque chose de chaud !!

Je retrouve les gars qui sont au camion, prend une petite bière (faut quand même pas se laisser mourir), et on discute du rallye. La pression retombe (pas la bière, suivez un peu quand même). Le temps d’aller chercher les motos en parc, monter celle de Franck sur la remorque, et celle d’Alex dans le camion, il est déjà presque 4h. Je repars à la maison en moto, et comme de bien entendu, je me prends une averse en arrivant sur Brains !! Tiens de l’eau, ça faisait longtemps ……

Résultat de ce rallye, Alex fini 22ème, Franck (pour sa 1ère participation) est à la 47ème place, et moi à la 77ème, malgré mes temps de merde sur les spéciales/circuit. Je ne prend pas de pénalité, alors que la nuit, beaucoup se sont perdu, et à raison de 15 sec par minute de retard, on peut perdre pas mal de place en peu de temps. Il y avait 130 concurrents au départ le matin, mais entre ceux qui ne faisait pas la nuit, et ceux qui ont abandonné, nous n’étions plus que 89 à la fin.

Voila, c’est la fin de ce rallye de La Sarthe. Les conditions météo n’ont pas été favorables, mais comme d’habitude, on c’est bien amusé.

Merci aux organisateurs, bénévoles, car eux aussi étaient sous la pluie/grêle/orage toute la journée et aussi la nuit.

Johan

Compte rendu du Rallye des Volcans 2009

Allez, mon compte rendu du 2ème Rallye des Volcans (dernière manche du CFRR)

Arrivée le mardi en début d’après-midi sous une averse !!! Sympa comme accueil !

Montage des tentes, descente des motos, arrivée de Tony et Yann, et …. apéro time. 1.5L de jaune à 5. Étonnamment, on a bien dormi cette nuit là !

Le mercredi matin, départ pour la reconnaissance du routier en moto. Au bout de 45 min, Tony se met au tas dans un virage avec plein de mousse par terre. Pourtant il ne roulait pas vite (10-20 km/h max). Résultat de la chute : carter d’embrayage qui fuie légèrement, et araignée cassée en 3 ou 4 morceaux. Réparation à l’arrache de l’araignée avec des rislans et 2 bout de ficelle, et retour au camping.

Pendant que Tony et Yann filent à Clermont dans une casse pour espérer trouver les pièces, on démonte le R1 avec David. Tony et Yann ne revenant pas, on part en voiture repérer le routier complet.

Retour au camping où Tony et Yann sont rentrés, mais sans les pièces. Pas de problème, soudure à froid pour le carter (fuite au niveau du joint) et plaque d’alu avec des vis et des boulons pour l’araignée. 2h plus tard, c’est reparti comme en 40. Par contre, on apprend ce soir là qu’un mec c’est tué sur la spéciale. Coup dur pour le monde du Rallye Routier, et risque d’annulation du rallye. Le soir, seconde reconnaissance en voiture et pause repas dans une auberge. On a fait grosse ripaille pour une modique somme. Une adresse à conseiller : l’Auberge Auvergnate.

Jeudi matin, départ en moto pour la reconnaissance de l’autre spéciale et du routier. Tout se passe bien, mais on sent que tout le monde a prit un coup suite au décès du pilote. Roulage toute la journée avec beaucoup de montée de spéciales. Le soir, on part pour la spéciale de La Foret pour tester les feux. Quelques passages puis retour au camping.

Vendredi, un peu la tête dans le luc (c’est bizarre me direz vous …), on ne fait que de la préparation des motos le matin. En fin de matinée, une dernière reconnaissance des spéciales en voiture car les motos ne sont plus autorisées. En fin d’après-midi, contrôle administratif et technique des motos. Tout passe nickel, puis direction l’apéro mais ça vous vous en seriez douté ……

Samedi matin, David et moi décollons à 10h51 et 10h52. Lors de la 1ere boucle, on arrive à la spéciale et là, l’attente commence (environ 20 min). Ce qui est sympa dans ces moments d’attente, c’est de discuter avec les pilotes qui nous entourent. Le départ pour la spéciale arrive enfin, mais avec toute cette attente, mode lopette oblige car les pneus sont froid, et il serait dommage de s’en mettre une dès la première spéciale. Avec David, on doit faire à peu près les même temps (1?30 environ). On reprend donc ce beau routier pour filer sur la 2ème spéciale. Et là, le pied, aucune attente. On arrive avec 1 ou 2 minutes d’avance (pas besoin de rouler comme un fou sur le routier), on pointe, et on enquille directement la spéciale. Superbe spéciale avec des virages serrés, des courbes rapides et en aveugles. Un régal ! Pour ma part, je fais le 45ème temps (mais cette place évoluera au file des passages des concurrents), à 10s de Tony. Content de moi. David monte un peu plus lentement, mais se classe dans les 90/100 je crois.

Retour au bercail pour le départ de la 2ème boucle. Tout se passe bien pour David et moi jusqu’au km 20 : je casse mon embrayage !!!!! Course de jour terminée pour moi. David continue le routier. Il arrive sans pénalité au départ de la spéciale, malgré l’arrêt pour regarder mon problème.

J’appelle le PC de course qui vient avec me chercher avec voiture + remorque, et me dépose au camping. Un mécano au chômage me propose son aide (en fait, il fait l’assistance pour des gars, mais ces derniers étaient en course). On démonte le carter d’embrayage. Pourvu que le roulement à bille ne soit pas cassé, car dans ce cas, plein de billes dans le moteur et bonjour la galère. Résultat : biellette d’embrayage cassée. J’appelle Honda à Clermont Ferrant, pas de pièces (seulement sur commande). Je tente donc d’appeler une casse moto, pas de pièces non plus. Même pas un moteur HS à démonter. Dommage, j’aurais pu reprendre le routier de nuit. Abandon officiel pour moi. Le rallye n’aura duré que 2h, et c’est avec tristesse que je me rend au PC de course afin de redonner mon carton de pointage. A passage, je remercie Guillaume pour son aide pour le démontage, et les explications. L’ambiance d’entre aide sur les rallyes n’est pas un vain mot.

Les gars finissent le jour sans pénalités, et assurent sur les spéciales.

Le soir à la fin de la boucle de jour, retour au camping pour David, Tony et Yann. Le froid tombe sur le camping, les gars ne sont pas plus motivés que ça pour continuer la nuit. D’un commun accord avec eux mêmes, les 3 décident d’abandonner par solidarité avec moi …. Ou plus par peur du froid !! Rhââââ les jeunes, ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de pouvoir faire la nuit …..

Notre aventure du Rallye des Volcans prend donc fin ici.

Pour le bilan, 1 R1 avec un carter d’embrayage réparé avec les moyens du bord, et une araignée consolidée avec de l’alu. Un CBR avec une biellette d’embrayage dans le sac. Ya pas à dire, les japonaises ne sont plus ce qu’elles étaient. Yann et David, respectivement sur Ducati et Triumph, n’auront rencontrés aucuns problèmes. De là à en tirer des conclusions hâtives ……

On fera mieux l’année prochaine …..